Reportages sur
Guns N' Roses

(Par Ian Winwood)


Même pour le jeune groupe de rock le plus bordelique, chaotique et le plus excitant de toute la planète, cette journée voulait dire beaucoup. Guns N' Roses était a New York, afin de rencontrer Tim Collins, le manager d’Aerosmith a l’époque, pour discuter de la possibilité pour GN' R d’ouvrir pour le groupe sur leur tournée estivale des stades de 1988 aux USA.





Aerosmith Ă©tait dĂ©jĂ  presque clean et revigorĂ©, leur album 'Permanent Vacation' recapturait les gloires de leur jeunesse dĂ©pravĂ©e. Guns N' Roses eux-mĂŞmes Ă©taient sur le point d’exploser, avec 'Appetite For Destruction', leur premier album, qui grimpait dĂ©jĂ  au Top 10 du Billboard amĂ©ricain en avril de cette annĂ©e. L’album ne dĂ©logera pas du top avant de s’être vendu a huit millions d’exemplaires de ce cote de la planète, plus sept millions supplĂ©mentaires, Ă  l’époque, vendus tout autour du globe.

Guns N' Roses partageant la scène avec Aerosmith Ă©tait une affiche de rĂŞve (pour le groupe ainsi que pour les spectateurs), musicalement et philosophiquement. Les Toxic Twins d’un temps, Steven Tyler et Joe Perry, sur la route avec un tout nouveau et tout chaud Fucked Up Five. Mais lĂ  rĂ©sidait un problème. Apres des annĂ©es d’abus en tous genres, Aerosmith venait de revenir dans le droit chemin et apprĂ©ciait cette seconde vie, dans un sens crĂ©atif mais aussi commercial. Guns N' Roses Ă©tait des nouveaux venus et profitait des plaisirs de ce cirque avec assez d’énergie pour s’être dĂ©jĂ  forgĂ© une rĂ©putation Ă  faire trembler, que ce soit pour les beuveries, les drogues ou tout simplement les ennuis. Et aujourd’hui, dans une rencontre avec Tim Collins dans une suite d' hĂ´tel luxueuse a New York City, le groupe se devait de faire bonne impression.

La première chose qu' ils ont faite quand le manager d' Aerosmith est sorti de la pièce a Ă©tĂ© de commander pour 1000$ d' alcool, sur sa note de service de chambre.




CEPENDANT, D' UNE FACON OU D' UNE AUTRE, Guns N' Roses avait rĂ©ussi Ă  intĂ©grer la tournĂ©e ; la première partie de ce qui Ă©tait, dans tous les sens du terme, une affiche de rĂŞves. Pendant la tournĂ©e, 'Appetite For Destruction' grimpa Ă  la première place des classements des meilleures ventes d’albums US. La tĂŞte d’affiche Ă©tait peut ĂŞtre des lĂ©gendes, mais le lever de rideau Ă©tait maintenant le groupe le plus convoitĂ© au monde. Ils jouaient dans des arènes, des amphithéâtres et des stades avec cette force et cette suffisance grandissante. Bien qu’ils aient dĂ©jĂ  tournĂ©s avec The Cult, Motley CrĂĽe et Iron Maiden, ce fut lors de cette tournĂ©e estivale avec Aerosmith que Guns N' Roses est vraiment devenu un phĂ©nomène.

« Cette tournĂ©e c’était de la folie ; dĂ©clare Slash aujourd’hui. « DĂ©jĂ , il y avait pas mal de nervositĂ© dans le camp d’Aerosmith, pas du groupe lui-mĂŞme mais des gens les entourant. Ils ne voulaient pas que leur groupe clean, tout rĂ©cemment devenu clean, ne s’associe de trop près avec nous, au cas oĂą ils feraient une rechute. Donc notre loge Ă©tait toujours Ă  l’autre bout du building, par rapport Ă  la leur. Mais les membres d’Aerosmith eux-mĂŞmes Ă©taient gĂ©niaux avec nous, ils nous ont très bien traitĂ©s. Et nous avions beaucoup de respect pour ce groupe, donc ce n’était pas vraiment un problème. Je ne traĂ®nais pas dans leur loge avec ma bouteille de Jack Daniels ouverte ou rien de ce genre. Et je me souviens avoir jouĂ© en voyant Joe Perry me regardant du cote de la scène, un sourire sur son visage, regardant ce gosse torse nu et nerveux courant dans tous les sens. Cette tournĂ©e fut la première fois que lorsqu' on montait sur scène, et lĂ  je parle de jouer devant au moins 20.000 personnes tous les soirs, chaque personne dans la foule connaissait toutes les paroles de nos chansons. On avait l’impression d’avoir atteint un but. »

CE QUE LES GUNS N' Roses avaient pour eux, compare a des groupes comme Metallica par exemple, c’était une gratification instantanĂ©e, ils mettaient peut ĂŞtre des t-shirts Slayer, mais leur son Ă©tait accessible, mĂŞme si c’était dans une manière un peu brute de dĂ©coffrage et pas très clean. C’était ce cĂ´tĂ© brut qui distinguait le groupe des autres formations opportunistes venant de la communautĂ© cock rock de Los Angeles, autour d’eux. Et c’était ça qui rendait la vie difficile Ă  Guns N' Roses, au dĂ©but, les forçant Ă  mener bataille avec les conformistes Ă©bouriffes d’une scène profondĂ©ment stagnante. Axl Rose dĂ©clarait Ă  l’époque qu’il avait fallu trois annĂ©es pour que la clique de la scène de Sunset n’accepte le groupe, en leurs propres termes. Slash parlait du fait que le guitariste de Poison, CC Deville, avait menace de le tuer s’il ne retirait pas le haut de forme qu’il portait, ricanant que ça poserait des problèmes s’il voulait faire de la moto, disant qu’ils pisseraient dans leur froc s’ils essayaient de pĂ©nĂ©trer dans un vrai bar de bikers.





« On Ă©tait un groupe venant de LA » dĂ©clare Slash. « Mais nous n’étions pas comme les autres groupes de Los Angeles de l’époque. C’était vraiment important Ă  nos yeux, et c’était tout a fait clair pour nous. On ne leur ressemblait pas, et on avait un son diffĂ©rent. On aimait bien les Stones, Aerosmith, les Sex Pistols. Nous n’étions pas un groupe glam, et on se distinguait de cette scène. »

« Guns N' Roses avait cette allure, une allure dĂ©vorante » dĂ©clare la journaliste musicale Sylvie Simmons, qui travaillait a l’époque pour Kerrang et fut la première journaliste europĂ©enne Ă  interviewer le groupe (si tĂ´t dans leur carrière, en fait, que le chanteur Ă©pelait toujours son prĂ©nom Axel). « Ils avaient l’air de gens qui feraient n' importe quoi pour rĂ©ussir. La scène rock de LA Ă©tait a l’époque très embourgeoisĂ©e, très installĂ©e, et voici ce groupe qui Ă©tait clairement diffĂ©rent, qui n’était pas juste du glam rock, pas juste un look. Ils Ă©taient de façon Ă©vidente pour de vrai. »

CAR ILS l’étaient. Les cinq membres de Guns N' Roses ne venaient pas de LA. Rose et le guitariste Izzy Stradlin sont nĂ©s Ă  Lafayette dans l'Indiana, le bassiste Duff McKagan venait de Seattle, le batteur Steven Adler venait de Cleveland, et Slash, de façon surprenante, est nĂ© Ă  Stoke On Trent, mais c’est difficile d’imaginer cette histoire dans une autre ville. LA a ce cote brut et cette ambition qui pulse dans le cĹ“ur de ses rues, un dĂ©sespoir illustrĂ© dans des chansons comme 'Welcome To The Jungle Â»~ Aussi bien que le son de leur musique, Guns N ' Roses Ă©taient capables d' implĂ©menter dans leurs chansons la puanteur de la ville dans laquelle ils vivaient ; le nihilisme et la distance de 'It's So Easy' ('tourne toi salope, je vais te trouver une utilitĂ©, de toutes façons t' as rien de mieux a faire, et moi je m' emmerde Â») et la cruautĂ© et l' indiffĂ©rence de 'Paradise City'.




Guns N' Roses eux-mĂŞmes ont mis du temps Ă  former un groupe ensemble, les membres intĂ©grant et quittant les milliers de formations parcourant la ville. Quand ils se sont mis ensemble, en 1985, c’était le chaos de l’osmose, de la bonne musique, de mauvaises vibrations. Ils vivaient avec des groupies, avec une femme qui a essayĂ© de devenir leur manager, cinq dans la mĂŞme pièce, avec un chien (« on a dĂ©truit son appartement » dĂ©clarait Rose en 1987. « C’était vraiment tarĂ©, vraiment tarĂ© »). Ils vivaient dans un studio de rĂ©pĂ©titions (Slash : « Pas de douche, pas de bouffe, que dalle »). Ils ont fait du stop pour aller Ă  leur premier concert Ă  Seattle ? Au Guerilla Club, le 6 juin 1985, après que leur voiture soit tombĂ©e en panne sur la route, et ont joue devant 13 personnes. Ils ont sorti un EP nomme Live Like A Suicide (en dĂ©cembre 1986, sur leur propre label qu'ils ont appelĂ© Uzi Suicide). De façon appropriĂ©e, le disque commence par un roadie gueulant « Hey bande d’enculĂ©s, voici les putains de Guns N' Roses ! ». Et d’un faon ou d’une autre, ils ont Ă©tĂ© courtisĂ©s par tous les majors du sud de la Californie, enregistrant au bout du compte Appetite For Destruction pour Geffen. La musique sonnait dĂ©sespĂ©rĂ©e, viscĂ©rale, souvent dĂ©plaisante ; le groupe, pris en photo pour la pochette de derrière, avait l’air d’avoir besoin de prendre une douche, avait l’air de vouloir voler votre porte-monnaie et d’utiliser l’argent pour acheter de l’hĂ©roĂŻne et un hamburger.



Ce qu’était Guns N' Roses » affirme Sylvie Simmons, « c’était un mot qu’on entendait jamais vraiment à l’époque. Guns N' Roses était dangereux. »



DANGEREUX ET, au début, unifiés. En 1987, Slash racontait dans ce même magazine combien il ne pourrait pas « continuer dans ce groupe si l’un de ces types venait à manquer », combien c’était « l’osmose basique qui existe seulement quand nous grimpons tous les cinq sur scène et qu’on commence à jouer qui fait tenir ce groupe debout. Peu importe ce que c’est, mais ce que nous avons ne se passe que lorsque nous sommes ensemble tous les cinq, et ça restera toujours comme ça. »


 


A leurs débuts, Guns N' Roses était un gang, une famille, même si c’en était particulièrement dysfonctionnelle. Mais peut être que cela n’aurait pas du être une surprise ; après tout, Slash avait prévenu combien la musique de ce groupe traitait de la « répression sexuelle » : comment le groupe était venu d'un « passé de répression », d’enfances « oppressées ». Cela fait un peu cliché mais ce qu’ils avaient c’était les uns les autres, avec toutes les frictions et la magie que cela entraîne. Puis soudainement, ce groupe qui dans le passé ne pouvait compter que sur eux-mêmes, qui venait de nulle part et n’était rien, avait tout à sa portée. La musique était incontestable ; le groupe qui la créait n’était pas sur le point d’être renié non plus.


 


Avec le rock n' roll sont venus un appétit dévorant, les drogues et le sexe. Demandez aujourd'hui à Slash de compter le nombre de femmes avec lesquelles il a couché pendant trois années sur la route avec Guns N' Roses et il vous dira qu'il « baisait environ seize fois par mois, avec une fille différente à chaque fois, et c'est sans compter les doublons ». Demandez lui de vous donner un chiffre approximatif et il vous dira, « sans doute environ 500 ». C'était un des symptômes de sa gloire montante, mais c'était aussi quelque chose dont il se souciait avec l'omniprésence du Sida. En fait il était étonné que lui et d'autres rock stars n'aient pas attrapé cette maladie, car ils « couchaient tous avec les mêmes filles. Si l'un de nous se fait avoir, on se fait tous avoir. »


 


Cela ne l'a pas arrêté, ceci dit, et cela n'a pas empêché le groupe de commencer à vivre leurs fantasmes de rock star, de ne plus être dans les bonnes soirées, mais d'être la bonne soirée. La débauche était pratiquement constante : Izzy Stradlin se faisant arrêter pour avoir pissé dans les couloirs d'un avion, Izzy Stradlin encore se faisant castagner par Vince Neil, Vince Neil demandant à Axl Rose de l'affronter en combat, des mariages et des divorces, des abus de violence conjugale, des concerts interrompus : la liste est longue. L'alcool coulait à flot, cependant, et de façon assez inquiétante les drogues commençaient à prendre une place importante. En réalité ce fut Guns N' Roses qui a été crédité, si on peut appeler ça comme ça, pour ramener l'héroïne à la mode dans le milieu musical sur Sunset Strip. Au-delà de la crédibilité un peu douteuse de cette mode, cela leur amena également de graves ennuis.


 


Sur scène, en lever de rideau des Rolling Stones en octobre 1989, Axl Rose menaça de quitter le groupe si certains membres de la formation n'arrêtaient pas « danser avec Mr. Brownstone » : Slash prenait de l'héro, Izzy Stradlin prenait de l'héro et Steven Adler prenait tellement d'héro que son visage en devenait couvert de taches et rose, ceci accélérant son retrait des rangs en juillet 1990.


 


Le tableau devenait alors assez clair : le groupe qui avait tout à sa portée était en train de perdre le contrôle. Il y avait un seul membre, Axl Rose, qui arrivait à tout maintenir ensemble et commençait à gagner beaucoup de contrôle, son optique se faisant plus précise, disproportionnellement à la paresse qui l'entourait. Petit à petit, Guns N' Roses est devenu le groupe d'Axl Rose. Au fur et à mesure, Guns N' Roses est devenu Axl Rose.



 


LE LEADER du groupe fut toujours une star, même si c'était une star irritable. Sur scène lors du festival Monsters of Rock à Donington Park en 1988 (concert durant lequel deux fans au milieu de la foule de 107.000 personnes périrent lors de l'empressement qui a accueilli le groupe), il a eu assez de charisme et de confiance en soi pour arrêter le show pendant presque dix minutes pendant que la sécurité tentait de gérer la mêlée devant leurs yeux, parlant avec aisance et même un certain charme à la foule.


 


Ce ne fut pas toujours comme ça. Il n'y avait pas beaucoup de charme lorsqu'il quitta la scène à Montréal en 1993 [NDT : ce fut en fait en 1992], lors d'une tournée commune avec Metallica, soit disant parce que son médium l'avait mis en garde contre les villes commençant par la lettre M. C'était cette soirée là pendant laquelle James Hetfield fut brûlé par l'explosion d'un feu d'artifice et Metallica furent obligés d'interrompre leur concert après seulement une heure. Le set de Guns N' Roses fut encore plus court et les spectateurs ont commencé à faire une émeute. Le matériel du groupe fut perdu dans la bataille et le chanteur fut accusé d'incitation à l'émeute. Partir de la scène était quelque chose pour lequel le chanteur était déjà renommé, ayant déjà quitté la scène lors d'un concert à St Louis dans le Missouri, deux ans plus tôt, car un fan dans les premiers rangs était en train de prendre des photos. Il développait également un penchant pour arriver en retard sur scène, parfois jusqu'à deux ou trois heures après l'horaire prévue. Sylvie Simmons décrit le chanteur comme étant « difficile à s'entendre avec ». Slash lui-même, qui refuse de cracher sur son ancien compère, déclare que « s'il y avait bien une chose avec Axl, c'est qu'il ne comprenait pas réellement les conséquences de ses actions. »


 


IL EST DIFFICILE de dire avec précision à quel moment les Guns N' Roses ont cessé d'exister en tant que collectif, en tant que groupe de rock n' roll, mais l'enregistrement et la sortie des « Use Your Illusion » - deux albums sortis le 16 septembre 1991 est déjà un bon début. L'enregistrement, bien sur, fut prolongé et confus ; Steven Adler (pas encore remplacé par Matt Sorum), Duff McKagan et Slash passèrent trois mois à Chicago, tandis qu'Axl Rose et Izzy Stradlin étaient dans un endroit inconnu. Une fois que la musique fut enfin enregistrée, il fallu six mois à Rose pour ajouter ses parties vocales (« on traînait juste en attendant qu'il termine » affirme Slash. « C'était assez difficile »). Ce fut un processus tellement long que le projet fut en définitive commercialisé plus de deux ans après le début de sa conception. Il y eut des querelles avec la maison de disques à propos du format du disque (le groupe, ou du moins Axl, voulait que la musique soit commercialisée sous la forme d'un coffret 4 CDs, trop cher, selon Geffen), et des dates de sorties temporaires arrivaient et repartaient.


 


Si la paire « Use Your Illusion » n'est pas nĂ©cessairement deux incroyables albums, ils sont tout du moins des albums incroyablement intĂ©ressants. Large Ă©ventail de styles ayant souvent besoin de retouches, la musique s'Ă©loigne ou glisse de leur style rock originel vers des influences plus vastes : des balades Ă  rallonge, des chansons en forme de speech, un cotĂ© faussement psychĂ©dĂ©lique  qui vient très clairement d'Axl Rose. Les paroles, l'histoire, sont aussi largement les siennes : de la violente explosion de « Get In The Ring » et « Shotgun Blues » Ă  l'indulgence lamentation de « Don't Damn Me » et « Back Off Bitch ». Il est Ă©vident que le groupe a donnĂ© du sien dans ce projet, mais l'Ă©nergie, le swing, vient bien du chanteur. On oublierait presque la contribution d'Izzy Stradlin avec la chanson « Pretty Tied Up » ; une lettre de dĂ©mission virtuelle, parlant de « ce groupe de rock n' roll qui Ă  une Ă©poque Ă©cumait les rues, du temps est passĂ© et il est maintenant devenu une vaste blague. » C'Ă©tait clairement devenu une blague pour Izzy Stradlin, l'ami d'enfance d'Axl de Lafayette, et il quitta le groupe peu de temps après (il fut remplacĂ© par Gilby Clarke). Dans le clip pour « Don't Cry », le groupe est filmĂ© sans sa participation, avec une pancarte demandant « OĂą est Izzy ? » La pancarte aurait tout aussi bien pu demander : « OĂą est Guns N' Roses ? »


 


Selon Slash, « le truc c'est que quand Izzy s'est barré, c'est devenu impossible. Je ne pouvais pas gérer Axl tout seul, et le groupe a cessé d'être ce qu'il était à l'origine. A l'origine, Izzy pouvait gérait les trucs avec Axl, moi je pouvais gérais les trucs avec Izzy et Duff pouvait gérer les trucs avec moi. Steven avait aussi son rôle à jouer. Et c'était comme ça que ça marchait. On avait tous une manière de se gérer les uns les autres et il y avait un juste équilibre. Après qu'Izzy soit parti, c'est devenu quelque chose d'autre.»


 


CE QUE c'est devenu, c'est ce que vous voyez aujourd'hui : pratiquement rien. Guns N' Roses a fait une tournée pour la sortie des « Use Your Illusion » pendant plus de deux ans, mais en tant que force créatrice, le groupe était fini. « The Spaghetti Incident ? » sortie, bien évidemment, mais ce n'était rien d'autre qu'un dernier effort, un album de reprises sans coeur ni intrigue. En mettant de côté les titres faisant leur chemin sur des bandes originales de film : 'Sympathy For The Devil' pour 'Interview With The Vampire' et 'Oh My God' pour 'End Of Days' ? Ce fut à peu près tout. Peu importe que se cachent quelque part une collection de chansons regroupées sous le titre de « Chinese Democracy ». Peu importe que ces chansons sortent ou non un jour. Ou du moins peu importe dans le sens de Guns N' Roses, qui n'est plus maintenant qu'un nom pour Axl Rose. Les chansons peuvent être superbes ? Et il semblerait que ce soit le cas ? Mais elles lui appartiennent ; elles sont à lui, pas à Guns N' Roses.


 


Si vous avez assisté aux concerts de 2002 au Leeds Festival ou à la London Arena, ce que vous avez vu était un fantastique karaoké, mixé avec des aperçus de ce que pourrait être le futur d'Axl Rose, si jamais cela apparaît un jour. Encore une fois, que cela se passe ou non n'a rien à voir avec Guns N' Roses. Car la dernière chose qui avait vraiment quelque chose à voir avec Guns N' Roses vint avec la dernière chanson du second « Use Your Illusion », un morceau original qui semble hors de proportion dans tous les sens du terme. La chanson a un style indus et s'intitule « My World » (Mon Univers). Pensez à ce titre, du point de vue d'Axl Rose. C'est son univers, pas le leur.


 


Depuis lors, tout, vraiment, est devenu noir.


 


L'ALBUM DE GUNS N' ROSES « GREATEST HITS » EST MAINTENANT DISPONIBLE CHEZ GEFFEN.


Merci Ă  Kerrang, Pandora pour le transcript. Traduction William Bailey pour GN'R France. Merci de ne pas utiliser sans permission. 17/03/2004.

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