Interviews de
Guns N' Roses

Dans un groupe de rock quand on parle de la troisième roue d'un carrosse, Duff McKagan se classe très près de Ronnie Wood et Krist Novoselic. Le bassiste longiligne a été un élément moteur de deux des groupes de rock les plus dysfonctionnels des ces 25 dernières années. : Guns N' Roses, groupe dans lequel McKagan a joué jusqu'en 1998 et qu'il a quitté parce qu'Axl Rose l'avait usé puis Velvet Revolver. Dans le même temps, McKagan, 45 ans, a tellement bu que son pancréas en a explosé, il est devenu sobre et a formé Loaded, un projet punk dans lequel il joue enfin le rôle de leader. A la veille de la sortie de leur deuxième album, Sick, nous avons rencontré ce père de deux enfants dans un hôtel huppé de New York.

 

Spin : Ta première rencontre avec Slash au Canter's Deli à Los Angeles en 1984 est célèbre. Mais qu'avais-tu commandé ?

Duff : On pourrait penser que c'est une question qu'on m'aurait déjà posé mais personne ne l'a jamais fait. Malheureusement je ne m'en souviens plus.


Spin :
Allez !

Duff : Et bien, je pense que nous n'avions pas du tout d'argent donc nous n'avons sûrement rien commandé. Le propriétaire était un ami d'enfance de Slash, il a dû nous servir une soupe.


Spin :
Quand on parle de surnoms de guitaristes, lequel de Slash ou de The Edge est le meilleur ?

Duff : ça dépend. Je ne sais d’ou The Edge tient son surnom. Tu le sais toi ?


Spin :
ça doit avoir quelque chose à voir avec ses traits très anguleux.

Duff : Wow. Alors Slash c’est vraiment plus cool si ça vient de là. Mais je pense que The Edge est un tueur. The Joshua Tree était la B.O de ma vie quand nous étions en train d'enregistrer Appetite.


Spin :
Sérieusement ?

Duff : Ouais, j'écoutais . The Joshua Tree  au moins dix fois par jour. Ça c'était du disque ! Ça l'est encore, il figure dans mon top 10 voire top 5 de mes albums préférés.

 

Spin : C’est assez surprenant.

Duff : Pourquoi surprenant ? L'album préféré d'Axl en 1987 c'était Faith de Georges Michael. Izzy Stradlin était en pleine période reggae. Vraiment, quand nous enregistrions Appetite, Izzy nous passait en boucle les Georgia Satellites. On se disait tous « Mec, ça va on a eu notre dose ».

 

Spin : Merci. Maintenant je vais avoir « Keep Your Hands To Your Self » dans la tête.

Duff : Tu sais quelle super chanson va se retrouver gravée dans ta tête si je t'en dis le titre ? « Single Ladies » de Beyoncé. (Rires) Elle tue cette chanson. Ce n'est pas une super chanson ?


Spin :
Pas de commentaires. Tu as d'autres plaisirs coupables dans le même genre ?

Duff : J'ai vu Kate Perry il y a deux semaines. Elle était vraiment surprenante !

 

Spin : qu'est-ce que tu lui trouves ?

Duff : Elle est excentrique. Elle se donne à fond. Et elle joue vraiment bien de la guitare acoustique.  Je ne m'attendais à rien en allant la voir à part faire plaisir à Grace ma fille de 11 ans. Mais elle m'a vraiment épaté.


Spin :
Cool. Peux-tu me faire une critique de Chinese Demoracy en quelques mots ?

Duff : La voix d'Axl  c'est de « la tuerie ».


Spin :
As-tu son numéro de portable ?

Duff : Non.


Spin :
Aimerais-tu que tout le monde finisse par s'entendre ?

Duff : C’est évident !  Oui j'aimerais bien. Mais ce n’est pas de mon ressort. J’ai vraiment vécu des choses extraordinaires avec Axl. Nous travaillions vraiment bien ensemble. Nous étions de bons amis. Et j'espère que cette amitié me reviendra un jour bien que ce ne soit pas quelque que chose que j'attende. Mais j’aimerais que ça arrive.

 

Spin : Slash et toi avez plus de chance de retravailler avec lui ou avec Scott Weiland ?

Duff : Axl si j'avais à choisir entre ces deux là. Des trucs vraiment moches se sont passés à la fin de la dernière tournée de Velvet.  Ça a été brutal !


Spin :
qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Duff : Les concerts commençaient en retard et des choses me rappelaient la période des guns. Je suis sobre et j'essayais de rester sobre pour respecter nos fans. Je voulais juste que la tournée se termine. Une fois tout ça dit, j'ai beaucoup de respect pour Scott.


Spin :
Rétrospectivement, peux-tu croire combien tu as été camé ?

Duff : J'étais à peu près clean jusqu'en mi- 1990. C’est là que tout s'est emballé et que j'ai commencé la cocaïne. La bière ne faisait plus son effet.


Spin :
Pas assez fort ?

Duff : Plus du tout. Et quand on boit trop de vodka il te faut de la coke. Et quand tu as pris trop de coke il te faut quelque chose pour redescendre. Puis tu te retrouves ? enfin tu vois ce que je veux dire. Mais c’est comme ça que ça se passe. Certains s'en sortent, d'autres pas.

 

Spin : Et tu t’en es sorti.

Duff : Oui. Je joue les prolongations. Je ne devrais pas être ici.

 

Interview traduite par Rain pour GNRFrance.net.

Source : Spin.com

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